Pradoc Limited.
Compagnie internationale constituée d'un seul membre.
Via Pink Tentacle.
As Friday crawls along and the weekend approaches, I imagine that more and more of you will want to do what this rootsy reggae track urges us all to consider doing.
Marcia Grifftihs: Stepping Out Of Babylon (1978)
YACHT - We Have All We Ever Wanted

Je t’ai donné ce que j’aurais voulu avoir pour que me revienne par toi transformée l’image d’un avenir que je sens en moi craquer.
Afin de me hisser jusqu’à cette assomption dont j’ai la nostalgie.
J’aimais les appels, les signaux, les formes. Les heures de perte compensées par l’impulsion des sources. Cette logique obscure d’énigme résolue.
Un ami m’envoie cette vidéo. Et il faut bien reconnaître que Jean-Pierre Coffe jeune avait un sacré bagout et le sens de l’humour…
Fétichisme, petit train et diorama.
France - Irlande
1) Le sport n’est pas simplement du sport, c’est un moyen de gouvernement, un moyen de pression vis-à-vis de l’opinion publique et une manière d’encadrement idéologique des populations et d’une partie de la jeunesse, et ceci dans tous les pays du monde, dans les pays totalitaires comme dans les pays dits démocratiques. On a pu s’en apercevoir au cours de ces grands évènements politiques qu’ont constitué les jeux olympiques de Moscou, les championnats du monde de football en Argentine et, plus récemment, en France.
2) Le sport est devenu un secteur d’accumulation de richesse, d’argent, et donc de capital. Le sport draine des sommes considérables, je dirais même, qu’aujourd’hui, c’est la vitrine la plus spectaculaire de la société marchande mondialisée. Le sport est devenu une marchandise-clé de cette société.
3) Dernier point, l’aspect proprement idéologique. Le sport constitue un corps politique, un lieu d’investissement idéologique sur les gestes, les mouvements. On le voit par exemple pour les sports de combat. C’est aussi une valorisation idéologique de l’effort à travers l’ascèse, l’entraînement, le renoncement, le sportif étant présenté comme un modèle idéologique. Par ailleurs, le sport institue un ordre corporel fondé sur la gestion des pulsions sexuelles, des pulsions agressives, dans la mesure où, paraît-il, le sport serait un apaiseur social, un intégrateur social, réduirait la violence, permettrait la fraternité, tout un discours d’invraisemblables illusions et de mystifications.
Question
A la question : que lisez-vous ? On répondait autrefois, systématiquement par de la grande littérature et aux noms qui étaient énoncés, on pouvait en quelques secondes ranger les individus, suivant des échelles de culture. L’interviewé pouvait même craindre de se tromper et avoir honte, s’il citait des auteurs mineurs ou s’il cédait à des facilités. Sans vouloir être réactionnaire, on préférait encore l’école et son enseignement aux engouements de la société. Pire, on était méfiant et le succès n’était pas tenu en compte. Il semblait suspect et on préférait encore faire semblant de connaître ses classiques que d’oser afficher son mauvais goût personnel. Tant l’opinion générale estimait la culture littéraire et la tenait pour preuve d’un développement intellectuel. On ne se permettait pas les mauvaises lectures, ce qui eut pour conséquence chez les bourgeois, qu’ils eurent de magnifiques bibliothèques en cuir qui prenaient la poussière mais qui contentaient leur ego et les justifiaient socialement. On peut par exemple voir Sartre qui était un très grand lecteur, dans une vidéo sur Youtube s’excuser de lire des romans policiers, et prétexter son besoin de se détendre.
Mais aujourd’hui, si vous posez la question, vous serez surpris par la banalité des réponses et comment l’esprit démocratique, qui veut l’égalité, a anéanti toute possibilité de jugement. On vous répondra des horreurs, citant les pires écrivains sans que jamais le rouge ne monte aux joues. Chacun ira de sa lecture, de son jugement, et suivant les goûts exprimés par la société actuelle, se fendra d’une opinion conformiste. On vous parlera de la littérature sur le même ton qu’on peut prendre pour parler des séries télévisées, ou du film du dimanche soir. On vous citera exclusivement les auteurs qui ont réussi, et dont les noms ont été répété à l’avance, afin d’apprendre aux non-lecteurs ce qu’il convient d’aimer.
Si on me posait la question aujourd’hui, je ne citerai que des classiques, des européens, des auteurs méconnus et pointus, et je n’aurais à la bouche aucun des engouements actuels, non par snobisme mais car je me contrefiche absolument de Philip Roth, B.E Ellis et de 95% de la littérature américaine et des romanciers français à la mode.
A la question, que lisez-vous ? Je serai forcé de répondre, je lis la presse, internet, des magazines et de la poésie. En mélangeant volontairement les différents niveaux de lecture, pour mettre exprès sur le même plan un mauvais article et une page de Proust, ou un post sur un blog et l’un de mes auteurs favoris, Nathalie Sarraute. Car je crois, sincèrement qu’on ne peut plus répondre à moins d’étouffer et d’être entièrement balayé par les goûts du public, qu’on ne lit que par grandeur, qu’on ne lit que des bons livres.
Il faut admettre, quoiqu’on s’en défende, bien qu’on lutte pour la cause opposée, qu’on est parasité et qu’on appartient malgré tout au spectacle et pour le dire mieux, au spectaculaire intégré. A la question : Que lisez-vous ? Il faut donc répondre par la confusion exacte où est notre esprit. De manière à bien montrer que nous n’échappons pas aux expériences qui se font actuellement sur nous et comment nous en sommes venus à des difformités que nous renvoyons en miroir à la société qui nous tente.
Via VVork
Journal
Je voulais écrire mais je fus retenu dans l’acte. La pensée se solidifiait dès qu’apparue. J’avais assez de rage pourtant pour accumuler un faible matériel qui fasse vaguement digue :
Derrière l’obscurité modifiée par la neige du téléviseur,
Il s’enfonce dans sa végétation intime
Cousu d’ourlets liés aux mélodies
Des plis à marée basse.
J’étais insatisfait. J’ai donc épluché des pommes de terre pour me dénouer les doigts, et ne penser qu’à la friture. Puis, je suis allé me relire et j’ai trouvé un texte vide mais qui faisait chambre d’écho au rien que j’appelais. Alors, j’ai bu une bière pour éviter de retoucher le texte qui venait d’avorter.
Bohumil Hrabal.
Via i12bent:
